La maison blanche à deux niveaux est grande. Un grand jardin lui sert de boîte. Installée sur une falaise, elle est placée au-dessus de la mer des Caraïbes et tous les bleus de la création. À l’intérieur, elle offre 500 m2 vivables, trois chambres, comportant chacune une salle de bains et un dressing pour star, un salon XXL, 5 m sous plafond, des canapés élégants, une véritable piscine en croissant de lune, un escalier construit en marbre, de grandes terrasses à l’étage… On pense être sur les montagnes de Los Angeles et l’on se trouve au-dessus de Baie Longue, à l’est de Saint-Martin. C’est l’une des huit villas qui compose l’hôtel Belmond La Samanna avec ses 83 chambres et suites aussi, le seul 5-étoiles de l’île.

Voici la version grand luxe de saint-martinois, terminé ailleurs par des boutique-hôtels, plusieurs maisons familiales, des villas en location, etc., détaille Michael Schoonewagen, quadragénaire effervescent, polyglotte et directeur de La Samanna. Nous devons créer l’image de Saint-Martin chez les Français. Ils méconnaissent tout de son qualité et de sa particularité. Tandis qu’aux États-Unis, on en recherche, grand soleil et très beaux restaurants, lagon clair, shopping, fête, … Bref, la belle vie.» La plupart des 500.000 visiteurs qu’on reçoit par an sont viennent des États-Unis. 70.000 Français «uniquement» apparaissent à l’aéroport international Princess Juliana, construite sur la partie hollandaise de l’île.

Un accord exemplaire

Les Français ont du mal à placer ce bijou sur la carte de leurs vacances. De plus, ils se souviennent mollement d’un cyclone qui avait dévasté la région (Luis, en 1995) et présentent une célébrité d’insécurité. Le 11 février passé, Le Pélican, journal en français de l’île, parlait de la mort par balle d’un homme de 32 ans. Le premier meurtre survenu depuis le début de 2016. Plusieurs villes en métropole aimeraient bénéficier de ce type de bilan. Contrairement à d’autres, Saint-Martin fait plaisir aux Américains.