Le PDG d’Air France -KLM, Jean-Marc Janaillac a refusé jeudi le projet du gouvernement concernant une taxe sur les billets d’avion, une taxe initiée afin de contribuer aux travaux du CDG Express.

Le nouveau directeur de la compagnie aérienne française, a adressé une lettre au premier ministre, Manuel Valls, dans laquelle, il manifeste son opposition de financement de la prochaine voie ferroviaire qui liera Paris à l’aéroport Charles-de-Gaulle, comme l’a indiqué plusieurs heures auparavant Les Echos.

Cette réponse a été rapide dans la mesure où le projet devrait faire partie du budget de fin d’année. En fait, il est prévu d’après la taxe de prélever 1 euros par passager à l’arrivée et au départ de l’aéroport Roissy pendant les travaux qui vont dérouler de 2017 à 2023.

Mais cette mesure n’est pas vue de la même manière par le patron de la compagnie aérienne française, qui la considère brutale dans la mesure où il est question de faire prendre en charge un service dont ils ne vont pas jouir, car il sera en cours de réalisation.

« Cette taxe va représenter un poids dans les charges qui sont déjà non négligeables et représentant un poids pour la compétitivité dans le secteur aérien français, détaille le PDG à Manuel Valls, tout en soulignant les conclusions du rapport Le Roux.

Comme les passagers ne sont pas prêts à débourser plus que ceux qu’ils paient pour leurs billets d’avion, la taxe viendrait alourdir les comptes de l’entreprise. »

Cette taxe représenterait moins de 17 millions d’euros par ans, c’est-à-dire 102 millions d’ici 102 millions jusqu’en 2023 si l’on prend en compte, la base d’1 euros par passager ».

Un blocage

Le plus impressionnant c’est que cette taxe arrive au moment où la direction compte présenter un plan stratégique en novembre.

« Les agents d’Air France et les organisations ne pourraient pas comprendre une telle mesure quand ils savent qu’ils font d’importants sacrifices depuis de nombreuses années averti-il.

Quand vous savez dans quel contexte social se trouve votre entreprise, le fait d’annoncer une nouvelle taxe, pourrait détruire le travail que j’ai déjà effectué depuis pratiquement deux mois pour réaliser ce projet stratégique plausible ».

Les termes de financement de ce projet ont été confiés à SNCF Réseau et Paris Aéroport, du groupe ADP, des entreprises dans lesquelles, l’Etat a des parts. Ainsi, l’Etat se sert de cette méthode pour utiliser les fonds d’une entreprise pour financer une autre.