Ce vendredi 6 novembre 2015, des centaines de vols sont annulés et donc les aéroports de Francfort et de Düsseldorf (ouest) sont abondés de passagers non embarqués très nerveux.

Pourquoi le personnel de cabine a arrêté son travail ?

Les agents pointent du doigt les dirigeants de Lufthansa d’avoir manqué la bonne volonté de contrer la concurrence des low-costs. Ils ont décidé d’arrêter le travail au début de cet après-midi du vendredi jusqu’à 23 Heures. En Allemagne, ces deux aéroports sont leaders, mais le syndicat UFO menace une grève de 17 heures durant ce samedi 7 novembre si aucune décision n’est prise. La grève va s’étaler de 6H à 23 Heures (5H à 22 H GMT). Il est pourtant prévu de suspendre la grève ce dimanche pour privilégier les voyages à caractère privé. Faut-il s’attendre à une grève qui va durer une semaine ? Ce serait la plus longue depuis l’existence de Lufthansa. Il est fort imaginable que cette grève a trait aux séquelles des revendications en 2013 relatives aux questions de salaire, de protection contre les licenciements ou des retraites et départs en préretraites.

Quelles conséquences

La grève contraint la compagnie à dresser des lits de camp dans un hall de l’aéroport de Francfort en sus de la réservation de 2.500 chambres d’hôtel. Quelles dépenses ahurissantes ! Les gros passagers de la compagnie sont prévenus par SMS ou par courrier électronique pour éviter les mésententes au niveau des aéroports au risque de perdre les clients.

Lufthansa estime que 290 vols en Europe sont annulés et puis 15 vols intercontinentaux si la grève persiste jusqu’au 13 novembre, malgré les pauses en perspective. Cependant, la ligne Düsseldorf-New York est catégoriquement annulée malgré les promesses de Lufthansa d’assurer coûte que coûte les vols de longue distance.

Il est connu que seuls les agents de Lufthansa ont procédé à la grève. Les autres filiales du groupe continuent leur exploitation, à savoir Air Dolomiti, Austrian, Brussels Airlines, Eurowings, Germanwings et Swiss.