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Histoire de la Base Aérienne de Dijon

1914-1918 GUYNEMER  LE TEMPS DES HÉROS  

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        Lorsque éclate le premier conflit mondial, la construction des infrastructures du Centre d'Aéronautique militaire de Dijon-Longvic est  bien avancée, les derniers mois de paix virent finir la construction d'une toute première tranche du quartier Ferber .
        La Première Guerre mondiale nécessite l'envoi sur le front des quatre escadrilles de reconnaissance dijonnaises à partir du 2 Août 1914.
                     ( Les Br 17 du Capitaine Benoit, Bl 18 du Cne Bouchet, Hf 19 du Lt Johain & Mf 20 du Cne Massal )
        Comme dans toutes les bases aériennes situées à l'arrière des zones de combat, celle de Dijon se voit confier un rôle d'écolage et de gestion des matériels.
        Une école de pilotage Voisin (du nom de l'avionneur) s'installe au Centre, les stagiaires y font un stage d'initiation d'un mois et sont ensuite en fonction de leur aptitude dirigés sur l'école de pilotage d' Istres-Ambrieu. 
           Certains des élèves deviendront célèbres, Georges Guynemer, René Fonck, Marcel Jeanjean, Roland Dorgelès ...
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     Elle sera dissoute dans le cadre d'une réorganisation en 1916 et remplacée par un Centre de formation aux techniques de pilotage, plus chargé de la spécialisation.
     Dans le même temps se trouve à Longvic une école de mécaniciens de l'aéronautique.
      La base arrière de Dijon-longvic est en fait une pépinière d'activités, intégrant divers services de magasinage et de soutien en terme de gestion de subsistances, de moyens et d'armements.

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      Dans le même temps, le développement de l'infrastructure se poursuit à Longvic. 
      Sans doute les premiers hangars Bessonneau en toile sur charpente bois de 1913 se révèlent ils insuffisants pour faire face aux nouvelles missions et aux nécessités de stockage.
      En 1916, de vastes hangars à charpente métallique seront construits par par la société dijonnaise Augras.
      On aperçoit sur la photographie ci-contre Mr Augras, placé sur la gauche avec trois de ses contremaîtres . 
        Le centre d'Aéronautique militaire de Dijon- Longvic débordait d'activité, mais loin du front aurait bien pu ne pas entrer dans l'histoire, quand surviens "l'homme de la Cigogne" : 

LE CAPITAINE GUYNEMER

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      Le 13 mai 1916, alors qu'il venait d'être blessé à Verdun et se trouvait en convalescence dans la région de Dijon, celui qui restera toujours dans le cœur des dijonnais comme le premier de tous les aviateurs fut choisi pour être le premier porte drapeau de " l'Aviation militaire ".  
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   Georges Guynemer qui n'était alors que Sous-lieutenant recevra le premier drapeau de l'Aviation devant le front des troupes des mains du Lieutenant-colonel Girod, Inspecteur des écoles d'aviation et Délégué du Ministre de la Guerre .
    Ce premier drapeau constituait la plus formidable des reconnaissances pour les Aviateurs .
     Jusqu'alors considérés comme des auxiliaires utiles des autres constituantes de l'Armée Française, il étaient enfin reconnus comme faisant partie d'une unité combattante à part entière. 
    Il faut dire que leurs faits d'armes allaient croissant, outrepassant leurs rôles d'observateur, nos aviateurs n'avait de cesse que de s'inventer d'autres missions et d'autres compétences, la "Chasse" était née au travers de la nécessité de la mission de défense aérienne, la mission de bombardement se développait et se structurait .

       Georges Guynemer était déjà plus qu'un symbole dans une nation exsangue, qui venait de faire un pas de plus dans l'horreur avec l'offensive de Verdun. 

        Le jeune Sous-lieutenant de 20 ans réputé chétif et qui avait quelque peu dissimulé son état de santé pour faire carrière dans l'Aviation accumulait victoires, faits d'armes et dépassement de soi, cité sept fois à l'ordre de l'Armée, il était déjà Chevalier de la Légion d'Honneur et médaillé Militaire. 

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     Le temps d'une carrière courte et fulgurante, il n'aura de cesse de faire évoluer les techniques de combat et l'armement de l'Aviation de Chasse, c'est sur ses recommandations que Mark Birgkit et Hispano Suiza développèrent le Moteur Canon de son Spad XII "Pétadou", qui plus tard débouchera sur plusieurs générations de canons tirant à travers l'axe de l'hélice .
     Tour à tour Chevalier de l'Air ou Archange de la mort, il accumula les victoires sur l'ennemi, jusqu'e ce tragique 11 Septembre 1917 ou il trouvera la mort à Poelcapelle. 
      Son corps tombé en territoire ennemi ne sera jamais retrouvé, ses papiers d'identité et quelques uns de ses effets personnels nous furent rendus par les Allemands un peu avant la Seconde Guerre Mondiale, ils sont depuis pieusement conservés avec "Hélène" la cigogne de tradition au sein de l'Escadron 01.002 "Cigognes" à la base aérienne 102.
     S'il  fallait un livre entier pour honorer la mémoire de Georges Guynemer, c'est bientôt une bibliothèque complète qui lui fut consacrée et les historiens aujourd'hui encore, n'ont de cesse que d'en remplir les rayons .

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         Plus encore que tout cet héroïsme glorifié, qu'il fût sans doute opportun de mettre en relief en ces temps au combien difficiles pour tout un peuple dans la souffrance, il faut bien comprendre que George Guynemer donnera à l'Aviation de Chasse non seulement ses lettres de noblesse, mais aussi et surtout une véritable impulsion et une dimension combattante qui ne s'éteindra jamais, et par la suite conduira inéluctablement à la prise d'identité de l'Armée de l'Air .
Sa devise " Faire Face  " est devenue celle de l'Armée de l'Air toute entière .

       Il donna sa vie à la Nation, et la Base aérienne de Dijon a l'immense honneur de porter son nom . 

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1918

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