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Histoire de la Base Aérienne de Dijon

Le Centre d'Aéronautique militaire
du Premier Groupe d'Aviation de Longvic

     

          Le terrain de la Maladière, beaucoup trop exigu ne convenait pas pour l'installation des militaires .
          Dans le contexte de la promulgation de la loi du 29 Mars 1912, l'Armée choisira de s'installer dans la plaine de Longvic.  
          Au départ neuf hectares de terrain situés sur la commune d'Ouges seront déclarés d'utilité publique par le décret du 7 Juillet 1913, ils seront acquis par expropriation le 22 Août 1913 .
            C'est un camp de fortune constitué de tentes et de hangars démontables Bessonneau, faits de toile sur charpente bois, qui accueillera dès 1913 les premiers appareils.
             Le premier appareil qui se posera à Ouges-Longvic sera un monoplan Bathiat-Sanchez piloté par le Lieutenant Morel.
             En octobre 1913, l'escadrille REP 15 du Cne Maurice sur avions REP type K à moteurs de 80 cv y fera escale. 
  Le Centre d' Aéronautique Militaire du Premier Groupe d'Aviation .
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         La construction de hangars fixes et du quartier Ferber commencera fin 1913,  de part et d'autre de la route de l'ancienne RN 468, devenue ensuite RD 996a pour sa portion située hors de l'emprise militaire.
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        Rapidement l'emprise de l'armée s'étendra sur plus d'une centaine d'hectares vers la commune d'Ouges, créant à l'époque l'un des plus grands terrains d'aviation de France, qui accueillera le Premier Groupe d'Aviation. 
        L'appellation "Champ d'Aviation de Longvic" est souvent utilisée par la presse de l'époque, ce qui ne manquera pas d'irriter quelque peu la municipalité d'Ouges sur laquelle est située la quasi totalité de l'emprise, on en retrouve l'écho dans le compte rendu de la délibération du Conseil Municipal du 3 avril 1914, le Maire d'Ouges est chargé d'intercéder auprès de l'autorité militaire afin de corriger cette injustice en substituant le terme "Champ d'Aviation d'Ouges" à celui de  "Champ d'Aviation de Longvic".
        On verra quelque peu apparaître les termes Ouges-Longvic dans différents écrits, mais la Guerre fera quelque peu oublier cette petite querelle de clocher.

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         Il existe un document d'origine Allemande visant à l'évaluation tactique des moyens du Centre Aéronautique de Longvic.
         A partir d'une photographie de reconnaissance aérienne datée du 4 septembre 1917, l'ennemi réalise un décompte précis des hangars présents, et en fonction de leur superficie, il établi un calcul maximal des avions susceptibles de s'y trouver en fonction de leur taille relative .
         Ce qui donne un potentiel de 178 à 420 appareils !!!.
      Il est bien évident que ce chiffre impressionnant ne tiens pas compte de la capacité des hangars à contenir bien autre chose que des avions....
      A décharge le 24 Novembre 1918, 200 appareils seront présents à Ouges-Longvic pour les fêtes de la victoire, mais ceux-ci pour l'essentiel revenaient du front.
     La photographie aérienne qui l'accompagne et sur laquelle est superposée le plan de 1914 permet surtout de prendre la mesure de l'évolution de l'emprise du centre entre 1914 et 1917 .

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      l'extension prévue en 1914 à été complètement dépassée, tous les hangars reversés ont bien été livrés, et l'on en a construit de nombreux autres ... 
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