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| Tout
commencera à Dijon avec " Les
Journées de l'Aviation" |
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De partout, les " fêtes de l'aviation ", meetings et autres
démonstrations et challenges aéronautiques devenaient à la mode, il aurait
été surprenant que la capitale Bourguignonne soit en reste ...
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Crées à l'initiative d'un collectif dijonnais, les journées de l'aviation seront organisée du 22 au 25
septembre 1910, après une souscription
populaire qui aura certes, quelques difficultés à démarrer .
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Un programme sera
arrêté et différents concours organisés : |
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- un concours de vitesse pour les aéroplanes, avec une prime à la meilleure
moyenne...
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- un concours de longueur de vol continu ...
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- un concours d'altitude, l'altitude minimum de 200 mètres est exigée pour
l'attribution de prix !
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Il
y aura des hésitations sur le choix de l'emplacement, un projet sur la plaine de
Pouilly est vite abandonné et c'est bien sur l'ancien terrain de
manœuvre de
" la Maladière "concédé pour l'occasion par
l'armée que s'entraîneront nos pionniers et l'on y construira une
dizaine de hangars pour accueillir les participants .
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Des séries de cartes postales et des timbres artistiques sont
émis et des
sponsors commencent à se manifester, la Biscuiterie Pernot offrira un prix pour
un périple aérien devant relier les communes de Fontaine -Talant - Dijon de
"clocher " en " clocher ".
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Les participants seront nombreux et à la hauteur des espérances, le public au
rendez vous, des pics de 35000 personnes sont enregistrés, la gare de Dijon
sature de voyageurs et la ville entière se mobilise autour des journées de
l'aviation, il n'y a pas un commerce qui ne s'inscrive dans la dynamique de
l'évènement, la troupe des différents régiments dijonnais sera largement
mise à contribution pour canaliser tout ce monde et assurer le bon déroulement
des manifestations .
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| Le plus jeune de nos faucheurs de marguerites Marcel
Hanriot n'a que seize ans mais
montre déjà une certaine maîtrise, ses premiers prix ont été obtenus dès l'age de
quinze ans lors des journées de Champagne. |
| La valeur n'attendant
pas le nombre des années, ce sera lui qui remportera la majeure partie des
trophées avec son appareil monoplan à moteur Clerget mis au point à Paris par un
ingénieur Dijonnais . |
| Le jeune Hanriot
réalise un vol de 21 minutes et 25 secondes, atteint une altitude
de 290 m et tiens 14 mn et 27 s en vol sans escale. |
| Il bat le record de vitesse sur 5
kilomètres en 4 minutes et 13 secondes et
gagne le trophée Pernot "de Clocher en clocher ". |
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Toutes ces prestations lui rapporteront 18500 francs, une somme fort
rondelette pour l'époque !
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On notera la présence de René Barrier titulaire d'un record d'altitude à 800
mètres et de Robert Martinet volant
également sur Farman et lui même détenteur de records de distance, il décrochera un prix de 8700 francs. |
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On verra Victor
Rigal sur Biplan Sommer et il y aura bien sur aussi une aviatrice : Madame
Marthe NIEL qui méritera bien son prix spécial .
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A cette occasion, il sera possible de voir évoluer un avion de construction
dijonnaise : le monoplan CHESNAY piloté tour à tour par messieurs
Chesnay et Blanchard, monsieur Chesnay était aussi un des pionniers de la photographie aérienne .
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Ces journées de l'aviation émaillées de fêtes, de bals et de feux
d'artifices furent un franc succès et seront clôturées par une grande réception à
la salle des états de Bourgogne .
Dès l'année
suivante, un autre
meeting aura lieu sur le terrain de la Maladière les 28
& 29 Mai 1911 .
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